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Il
semblerait juste de vous rappeler vos origines, vos racines, comment et pourquoi
les persécutions ont eu lieu, où et quand l’émergence pris place. Etudier
l’histoire peut vous paraître ennuyant, à la limite barbant. Pourtant elle
est pleine de vie et vous permettra de mieux comprendre.

Si
nous remontons le temps et allons jusqu'à la préhistoire, nous nous
rendons compte que la "religion" est née dans les bas-fonds des
grottes, à la lumière d'un feu pré mature.
Croire
que seuls les Égyptiens, les Prussiens ou encore les Babyloniens avaient
le monopole des dieux serait une folie. La "religion" remonte à
nos ancêtres les hommes des cavernes.
Bien
que les faits historiques soient rares et que nos chers historiens se
contredisent, il semblerait que l’appariation d’un premier culte
serait dû à une volonté d’apprentissage. Alors que nos ancêtres se
nourrissaient principalement de viande crue, la découverte du feu fût le
déclic d’une civilisation en stagnation. Les Hommes pouvaient
maintenant se réchauffer, cuire leur viande, et encore bien d‘autres
choses. Les phénomènes météorologiques étaient alors inconnus et
l’arrivée du feu de par la foudre était pour eux un don du ciel, une
inconnue. Bien que les mots dieux, religions ou encore divinités
n’existaient sûrement pas dans leur vocabulaire, ce sont pourtant ces
idéologies que nous verrons naître dans les tribus.
De
par la curiosité, instinct élémentaire de l’homme sans lequel la
survie serait impossible, ils s’engouffrèrent dans les grottes. Lieu
sûr,
sec et chaud, ces habitats devenaient salutaires. Ils protégeaient non
seulement toute la tribu mais aussi tous leurs secrets. Les plus anciens
et les plus aguerris s’enfonçait dans les montagnes au fin fond de la
terre, à la seule lueur d’une torche précaire. C’est là que nos
premiers vestiges religieux apparaissent, sur des murs caverneux, dans le
noir de l’immensité et dans le froid du monde. Ils dessinèrent ce que
l’on pense être des histoires, celles de leurs tribus de leurs chasses
mais aussi de leurs vies, de leurs femmes et de l’enfantement. L’art
est indéfinissable, mère de tout Hommes, il est la source de nos idées
et nos envies…mais que représentent vraiment tous ces tableaux et ces
statuettes créés de la main même de nos ancêtres… ?? Les
vestiges les plus évoquant sont sans aucuns doutes ces fameuses « Vénus »
( sobriquet donné par les archéologues, en moquerie à la forme peu
avantageuse de ces femmes statues )
« …Il
pourrait s'agir de représentations réalistes, d'illustrations des canons
de beauté de l'époque; ou bien encore d'art érotique ou pornographique.
À moins qu'elles n'aient servi à expliquer le processus de l'enfantement
à des femmes sur le point d'accoucher pour la première fois. Mais néanmoins,
l'opinion la plus répandue en fait des images de prêtresses de la Déesse,
ou de la Déesse elle-même, incarnée sous les traits d'une ancêtre… »
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Vulves
gravées sur une paroi de l'abri-sous-roche de Cellier (près de Le
Moustier, Dordogne), au paléolithique supérieur Les représentations paléolithiques
des parties génitales ont très peu de rapports avec la sexualité et l'érotisme
Triangles de terre cuite et pendentifs circulaires ornés d'une graine ou
d'un ceil étaient des façons habituelles de représenter la vulve; ils
servaient probablement d'amulettes et faisaient allusion à la fécondité
de la femme et de la terre, la graine étant une métaphore courante de la
reproduction des végétaux et des humains.
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« …La
plupart des chercheurs et des auteurs qui sont d'accord pour penser que
les vénus paléolithiques sont des symboles de la fertilité ou même des
représentations de la Déesse, sont intimement persuadés qu'elles furent
créées par des hommes. À leurs yeux, le très petit nombre de
figurations masculines serait à mettre en relation avec la fascination
exercée sur les hommes par la femme, source de vie… »
(
extrait du livre « la grande Déesse mère »)
Les
avis sont donc partagés, mais j’ai l’intime conviction, que même si
ces statuettes et ces fresques étaient des outils d’apprentissage, il
est certain que leurs idéaux et
le temps les ont transformés en divinités.
Il
ne faut pas attendre longtemps pour voir apparaître les premiers signes
de magie et de rituel. Les hommes partent à la chasse… il faut les
protéger,
et quelle plus belle façon de le faire que de les « bénir »
avant le chasse. La magie sympathique ( les mêmes choses s’attirent)
apparaît. Une sorte de rituel est mis en place où le sage de la tribu,
à l’aide d’une statuette de bison ou encore en revêtant une peau de
bison, rejouera la scène de la chasse, où le chasseur sort victorieux.
L’ignorance
de l’homme face à la procréation élèvera la femme au rang de Déesse.
Comment et pourquoi leurs compagnes sont capables d’engendrer est une
question à laquelle il leur faudra beaucoup de temps pour répondre.
Entre temps, elles sont bénies, révérées et sanctifiées.
Nous
voyons donc apparaître une dualité homogène entre une révérence à la
chasse et une révérence à la fécondité. Les premiers « dieux »
ont pris le forme d’un Dieu de la chasse et d’une Déesse de la fécondité.
Il faudra encore plusieurs années pour que ces dieux s’étendent sur
les terres, l’eau, l’air, le feu, la vie, la mort…
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L’exode
rural, la dispersion des tribus et les changements climatiques ont fait évoluer,
en même temps que l’homme, les dieux qui les accompagnent. Des panthéons
entiers sont nés. Des cultes, des rites, des histoires mais aussi des légendes
et des contes sont devenus l’apanage d’une civilisation en perpétuelle
évolution. Aujourd’hui, après un monothéisme trop présent et
dictateur, le peuple se retourne vers les joies les plus simples et les
plus vraies, la nature, notre mère ET père à tous.
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Cet article "l'histoire d'une vie, la terre" est extrait
et résumé du cours WHW
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Auteur Frane et Holy
Durant le Moyen-âge, rebouteux, devins,
herboristes, sorciers et sorcières firent partie intégrante du village.
D’ailleurs, en ces temps incertains, où le monde paysan était sans cesse
en lutte contre la maladie et la mort, celles des bêtes et celles des
gens, chacun était un peu sorcier…Chacun connaissait des phrases, des
gestes, des herbes, pour prévoir l’avenir, pour protéger les récoltes,
pour guérir, pour s’attirer l’amour…Pour repousser la mort. Dans ces
rituels que chacun pratiquait plus ou moins, on pouvait trouver des
restes de paganisme ou des croyances animistes, mais aucune trace de
Satan. D’ailleurs, les gens de l’époque ne voyaient aucune contradiction
entre ce type de croyance et le christianisme. On pouvait être bon
chrétien et réciter une incantation pour se protéger des loups, tout
cela se mêlait.
Enfin, le personnage du sorcier ou de la
sorcière de village était sans doute ambivalent, car capable d’aider
autant que de nuire, mais il n’était absolument pas, dans la vision
traditionnelle rurale, liée au démon. Positive ou négative selon le cas,
la figure du sorcier était nécessaire : Son action rassurait, et donnait
un sens au malheur, il participait à l’équilibre magique du monde.
Ce vieil équilibre va se briser au
seizième siècle.
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Alors,
la sorcière rurale cessera d’être simplement celle que l’on va
voir pour guérir une fièvre persistante, pour protéger les bêtes
des loups, pour avoir ou ne pas en avoir un enfant, pour
remettre une épaule déboîtée ou trouver remède à un chagrin
d’amour…
Elle cessera de faire,
simplement, partie du paysage quotidien, normal…Elle deviendra
l’ennemi de la chrétienté, à éradiquer à tout prix.
Durant le haut Moyen-âge,
l’Église ne crut pas au pouvoir des sorciers dans lequel elle
vit, tout au plus, une illusion satanique, certes, mais illusion
néanmoins. Ainsi, les paysans purent-ils continuer à vivre
tranquillement avec leur vision magique du monde, dans laquelle
christianisme et restes païens se mêlaient intimement, sans que
personne n’y trouve rien à redire.
Mais, à la fin du Moyen-âge,
l’Église, les démonologues, les élites sociales en général vont
créer un mythe nouveau, celui de la sorcière démoniaque. Cette
nouvelle vision de la sorcellerie a commencé à apparaître au
quatorzième siècle, et trouve racine dans les luttes contre les
hérésies de l’époque. |
En 1326, le pape Jean XXII promulgua une
bulle, appelée « SUPER ILLIUS SPECULA », qui assimilait pour la première
fois sorcellerie et hérésie. Au début du XV ème siècle, on condamna des
disciples des Vaudois, appelés « Turlupins ». Ils se réunissaient de
nuit, en des lieux éloignés de la ville, et lisaient « un livre
hérétique »…Et ces réunions étaient nommées « sabbat ». Plusieurs des
principaux ingrédients du « sabbat des sorcières » étaient nés. Petit à
petit, le glissement entre « hérésie » et « sorcellerie » se confirma.
Dès 1430, paraissaient les premiers
traités de démonologie, selon lesquels sorciers et sorcières faisaient
partie d’une secte diabolique. En 1484, le pape Innocent VIII publia une
bulle célèbre, connue sous le nom de « SUMMIS DESIRANTES AFFECTIBUS »
« Récemment, en effet, il est parvenu à
nos oreilles, non sans nous causer grand peine, que, en certaines
régions de la Germanie supérieure tout comme dans les provinces, cités,
territoires, districts et province de Mayence, Cologne, Trèves,
Salzbourg et Brême, maintes personnes de l’un et l’autres sexe,
oublieuses de leur propre salut, et déviant de la foi catholique, se
sont livrées elles-mêmes aux démons incubes et succubes : par des
incantations, des charmes, des conjurations, d’autres infamies
superstitieuses et des excès magiques, elles font dépérir, s’étouffer et
s’éteindre la progénitures des femmes, les petits animaux, les moissons
de la terre, les raisins des vignes et les fruits des arbres. »
Pour la première fois, un lien est fait
officiellement entre sorcellerie et maléfice.
Le pape étend également le pouvoir de
deux inquisiteurs, Institoris et Spenger. Ces deux hommes rédigèrent un
nouveau manuel de démonologies, le fameux « MARTEAU DES SORCIERES ». Cet
ouvrage, véritable manuel pratique à l’usage des chasseurs de sorcières,
redéfinit la sorcellerie comme crime énorme de lèse-majesté,
apostasie…Ce crime est si grand, que le châtiment se doit d’être aussi
exemplaire que sans pitié. Un mythe est né. De nombreux démonologues
l’alimenteront, de nombreux artiste l’illustreront.
Pour eux, la sorcière- particulièrement
la sorcière, plus que le sorcier, dont il est nettement moins
question dans les manuels de démonologie- fait partie d’une secte
hérétique, a vendu son âme au diable, va au sabbat, a d’immense
pouvoirs…et complote contre la chrétienté.
Partout des juges, convaincus d’avoir
affaire à une secte démoniaque, appliquèrent à la lettre les conseils
des démonologues : point de pitié.
Enfin, au milieu du XVI ème siècle, la
contre-réforme répandit une pastorale de peur, un contrôle de plus en
plus strict du peuple et l’éradication complète de toute trace de
paganisme et autres « diableries », promettant d’abord le bûcher puis
les flammes éternelles à toutes personnes s’écartant un tant soit peu de
la plus stricte orthodoxie.
Le peuple, quant à lui, se débattait avec
ses propres problèmes : mutation sociale et économiques, insécurité
croissante de ces temps de fer et de sang, épidémie, terrible
dégradation du temps à partir de 1550, mort omniprésente…Même si le
peuple croyait plus en la jeteuse de sorts traditionnelle qu’en une
créature alliée à Satan, il trouva en elle un bouc émissaire à ses
malheurs, et, par son sacrifice, tenta de rétablir l’équilibre perdu.
Ainsi, la sorcière se retrouva-t-elle littéralement prise en tenaille
entre les terreurs religieuses des élites, qui voyait en elle une
adoratrice du démon, et la violence populaire, qui l’accusait de tous
les maux. Un bon exemple de cette hystérie est l’affaire des « sorciers
(ères) » de Salem au Massachusetts.
Les procès
Les
procès en sorcellerie étaient tous répertoriés dans les cadastres
concernés précisant clairement les lieux et datent où ils eurent lieux.
Ainsi des historiens ont fait le rapprochement entre ces lieux et dates
et les évènements socio-économique de l’époque. D’après certains d’entre
eux, les procès coïncideraient avec des crises économiques, climatiques
ou autres dans les villes où ils ont eu lieux. Ses mêmes historiens en
ont conclut qu’à l’époque où la foi en dieu, majoritairement la foi
chrétienne il faut l’avouer, était omniprésente, il était nécessaire
pour l’Église de trouver une réponse aux questions des fidèles et comme
elle ne pouvait leur annoncer que c’était un châtiment divin en
représaille à d’éventuelles mauvaises actions, elle dût trouver un bouc
émissaire. Vint alors les persécutions des sorcières. Après tout, quoi
de mieux pour réunifier un village ou une ville, voire même un pays, que
de leur donner un ennemi commun à combattre ? Les sorcières qui jusque
là vivaient tranquillement, ainsi que tous les gens dit marginaux se
virent persécuter. En effet, en ces temps, les sorcières n’étaient pas
maléfiques mais, au contraire, elles aidaient, soignaient, apportaient
du réconfort, diminuaient les souffrances ou résolvaient les problèmes
quotidiens par des onguents, des potions, filtres, charmes ou remède que
l’on appelle aujourd’hui des remèdes de grand-mère.
Le plus grand
phénomène de racisme de l’histoire, touchant non plus une catégorie de
gens, mais une multitude, se mit en place, se ne fût pas un événement
localisé mais un phénomène mondial, l’Europe du sud, du nord, de l’est,
ainsi que les États-unis. Le nombre de victime pour avoir été jugé
sorcière sous la torture varie entre 40 000 et 100 000 personnes. Ce
chiffre peut paraître dérisoire en comparaison des génocides actuels
tout aussi dramatique, mais n’oublions pas que ces actes ont été commis
il y a plusieurs siècles et que la population n’était pas la même à ce
moment là. En effet il faut considérer qu’en Europe, principal théâtre
de ces abominations, la population était beaucoup moins élevée
qu’aujourd’hui.
Comment se
déroulait une accusation, un procès et une condamnation ?
Au début, les gens
dénoncèrent ceux qu’ils croyaient vraiment coupables de crime de
sorcellerie, d’association avec le Diable (une invention de l’Église
pour s’assurer la croyance de ses fidèles) ou de renoncement a la foi
chrétienne, puis des esprits bien pensant de l’époque écrivirent le plus
atroce des ouvrages, le Malleus Maleficarum de Heinrich Kramer et
de Jacques Sprenger, en effet ce livre traite de comment trouver et
torturer les sorcières (nouveau best seller après la Bible) manuel qui
aura bien sur l’aval de l’Église. S’ensuit alors une véritable psychose,
n’importe qui peut être une sorcière, être de mèche avec le démon. Tout
le monde devient alors potentiellement suspect et même certains se
servent de ça pour résoudre des problèmes personnels, des vengeances ou
des querelles de voisinage. Il semblerait que dans les personnes
condamnées dans la ville de Salem, beaucoup étaient des femmes mariées
dont les maris étaient convoités par les accusatrices, prétendant elles
mêmes avoir été sous l’influence de la célèbre esclave Tituba. Certaines
accusées (j’emploi volontairement le féminin quand je parle des
condamnées car il y eut beaucoup plus de femmes que d’hommes jugées
coupable, environ 75 à 80 % de femmes) furent jugées sorcières tout
simplement à cause de maladies non diagnostiqués à l’époque, ou à cause
de symptômes inconnus, là encore certaines théories sont intéressantes,
certains avancent l’hypothèse d’un champignon provoquant des
hallucinations comme pour la prise de LSD (dérivé d’après eux de la
substance du champignon) et donc une sorte de « bad trip » chez les
sujets, en effet ce champignon se trouverait partout dans les lieux et
aux dates des procès. Une théorie toutefois intéressante.
Une fois dénoncée,
les « coupables » étaient interrogés par des prêtres de l’Inquisition ou
par des personnes de bonne foi, les coupables subissaient donc la
Question, doux nom donné à la torture, là encore le livre de Kramer et
Sprenger donnait tous les conseils pour réussir son interrogatoire et
faire dire aux accusés ce que l’on voulait, en effet tout le monde
avouerait n’importe quoi pour se libérer de la torture !
Une fois la
sorcière passée aux aveux, il ne restait qu’une solution, la
condamnation, qui avait presque toujours une issue fatale, en effet rare
sont ceux qui ne furent jugés coupable mais non exécutés. Les principaux
moyens de mises à mort d’une sorcière étaient le bûcher ou le gibet,
deux moyens horribles pour être tués il faut en convenir.
En France, il faudra attendre la fin du
Dix-septième siècle pour que cessent définitivement les poursuites. La
dernière sorcière à être condamnée en Europe. Anna Goldi en 1782 en
Suisse.
Mais ce n’est qu’en 1951, en Angleterre
que fût aboli la dernière loi sur la sorcellerie.
En 1954, Gerald Brousseau Gardner apparu,
ravivant l’ancienne religion.
Cet article " Chasse aux Sorcières" est le devoir conjoint de Frane et
Holy du cours WHW
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Gerald Brousseau Gardner 1884-1964
Auteur Morgause
Source "Witches & Witchcraft
Encyclopedia" de Rosemary Ellen Guilley
Autant la vérité entoure GG, autant
beaucoup de mythes lui sont accordés. Certaines vérités, concernant ses
motivations et ses actions, ne seront sans doute jamais connues.
Son évaluation post-mortem est qu'il
était un escroc, un réprobateur et un dissimulateur sans coeur; pourtant
il avait une vision du futur assez clair, il était un créateur et
surtout quelqu'un d'assez curieux pour essayer, parfois, des choses
outrageuses. Il faut néanmoins lui reconnaître le courage d'avoir fait
face aux détracteurs et de nous avoir redonner le goût du passé.
La religion qu'il a aidé à lancer et
qu'il a façonné, a évoluée bien plus loin qu'il ne l'aurait jamais cru.
les sorciers(ères) héréditaires ainsi
que les praticiens de traditions familiales réfutent encore toujours
aujourd'hui l'accréditation du " bâtisseur" de cette religion à GG;
protestant et acclamant que les traditions familiales sont ancestrales.
Néanmoins, il n'existe aucunes preuves d'une " wicca" organisée (et pas
simplement du folklore) préexistante à GG. ( NB: nous parlons bien ici
que de la wicca tel que GG l'a créée et non des religions ancestrales
telles que l'Égypte, les Perses, ... les pratiquaient)
Selon GG, ses racines familiales
pourraient remonter jusqu'à un certain Grissell Gairdner qui fût accusé
de sorcellerie et brûlé vif en 1610 à Newburgh en Angleterre. Le grand
père de GG aurait même épousé une jeune femme réputée pour sa
sorcellerie.
Alors qu'il avait des problèmes
d'asthmes, sa nounou " Com" insista auprès des ses parents pour
l'emmener avec elle lors des leurs nombreux déplacements. C'est ainsi
qu'il découvrit les autres cultures et fût fasciné par les coutumes et
croyances magiques des différentes peuplades rencontrées. Sa passion
grandissante pour l'occulte l'attira sur différents chemins dont
l'archéologie qui lui fit découvrir des endroits inimaginables.
Il passa une partie de sa vie dans la
région de New Forest où il s'impliqua activement, faisant partie de la
confrérie de Crotona; groupe occulte de franc-maçon. GG fût alors
introduit à un groupe encore plus occulte dans cette même communauté,
acclamant être des sorciers héréditaires ayant survécus aux génocides "
occultes".
Sa soif de connaissance le poussa vers
toutes les informations disponibles, l'amenant à récolter des sujets "
capitaux" sur la haute magie. C'est aussi cette même soif qui lui fit
rencontrer Aleister Crowley, l'un des " sorcier" le plus controversé de
l'histoire de la sorcellerie contemporaine ( sex, drogue, magie noire;
cet homme a sans doute pratiqué un peu de tout, tombant dans l'excès et
attrapant un ego surdimensionné, se proclamant " Roi" des sorciers...)
GG a même été introduit à " Ordo Templi Orientis", un ordre basé sur le
sex tantrique sous le leadership de AC.
GG glana toutes les informations
disponibles auprès d'un AC mourant. C'est ainsi que GG composa son
fameux livre des ombres. C'est encore cette même confrérie qui l'empêcha
de rendre publique toutes ces informations du fait de la loi
anti-sorcellerie encore en vigueur; mais lorsque celle-ci fût abolie en
1951, GG quitta la confrérie pour s'établir à son propre compte.
En 1953, GG intronisait Doreen
Valiente qui réécrivit entièrement son livre des ombres trouvant que
celui-ci portait trop l'empreinte " puante" de AC. Jusqu'en 1957, ils
ont collaboré à l'écriture de ce qui est devenu aujourd'hui la " Wicca
Gardnerienne"
En 1963, il rencontre Raymond Buckland,
un anglais qui s'expatria aux USA et introduisit la wicca gardnerienne
en amérique.
En 1964, il succombera des suites
d'une attaque cardiaque.
Valiente le décrira comme un homme
sans malice, généreux et possédant quelques pouvoirs magiques mais rien
d'exceptionnels; ces motivations étant principalement sincères et surtout
dans le seul espoir de voir survivre la vieille religion. Alors que son
ami, Wilson, le décrira comme manipulateur, faux, capable d'inventer
n'importe quoi pour atteindre ces objectifs et surtout d'amener de façon
acceptable le naturisme et le voyeurisme du sexe dans la pratique de
l'art. (GG était un nudiste confirmé et c'est sans doute lui qui
introduisit la nudité dans l'art...)
Il n’empêche que nous pouvons remercier
cet homme d’avoir redonné vie aux anciens rites, nous offrant
aujourd’hui une liberté depuis longtemps bridée. Ce que je vous enseigne
ne ressemble pas beaucoup à ce que lui créa car je me base uniquement
sur des rites historiques et des religions bien réelles. Mais ma
reconnaissante est grande car je peux revivre ces cultes et vous
enseigner ceux-ci grâce à son courage de rendre publique une tradition
naturelle.
Cet article "Gerald Gardner" est extrait
et résumé du cours WHW
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